les étapes
du permis A1 et A2
tout savoir sur les épreuves - code moto / plateau / circulation
accrochez vous! la liberté est au bout!
Vous devez d'abord passer l’épreuve théorique Moto (code).
Le bénéfice du code reste acquis si vous changez de filière de formation (ex: de A1 à A2)
Le candidat doit répondre correctement à 35 questions sur 40 pour décrocher son Code.
Il doit à la fois :
• connaître les règles du Code de la route
• comprendre pourquoi elles ont été mises en place.
Le code est composé de 9 thèmes :
• dispositions légales en matière de circulation routière
• le conducteur
• la route
• les autres usagers de la route
• réglementation générale et divers
• précautions nécessaires à prendre en quittant le véhicule
• éléments mécaniques liés à la sécurité de la conduite
• équipements de sécurité des véhicules
• règles d’utilisation du véhicule en relation avec le respect de l’environnement.
Les examens de code sont dorénavant réalisés par des prestataires privés :
LE CODE MOTO
L’EPREUVE HORS CIRCULATION (PLATEAU)
1. Notation
La notation est symbolisée par une lettre :
A : niveau satisfaisant
B : niveau moyen
C : niveau insuffisant.
Une note est applicable et évolue à chacune des étapes de maniabilité et de sécurité. Le résultat est communiqué au candidat à la fin de chaque essai. La chute (lors des exercices hormis "maîtrise sans l'aide du moteur") entraîne la notation C et l’arrêt immédiat de l’examen. Le candidat est ajourné. Le deuxième essai est alors annulé.
2. Déroulement
Vérification identité et équipements du candidat
Tirage au sort du test de maniabilité
Tests de maniabilité (indviduel)
Bilan.
3. Tirage au sort de la piste
Les déplacements de la moto prévus dans les tests de maniabilité sont tirés au sort par un des premiers candidats convoqués de chaque demi-journée sur présentation par l’expert de l’ensemble des fiches.
Le numéro de la fiche est le même pour les tests de maniabilité et pour l’ensemble des candidats de la demi-journée (l’expert peut procéder à un nouveau tirage au sort en cours de séance (maximum 4 tirages par jour).
EN SAVOIR PLUS SUR LE PLATEAU
-
1ère étape : Maîtrise de la moto sans l'aide du moteur. Cette épreuve conditionne le nombre de pieds "joker" qu'il sera possible de poser pendant l'examen (2 ou 3). Cette épreuve n'est pas éliminatoire en cas de chute de la moto.
2ème étape : Maîtrise de la moto à allure lente: cette épreuve est chronométrée pour sa lenteur. Le candidat devra évoluer dans un parcours à travers des portes de plots et de barres au travers desquels il devra passer en un minimum de 14 secondes pour une notation "B" et un minimum de 16 secondes pour une notation "A". Tout temps inférieur à 14 secondes amène une note "C".
3ème étape: Passage à allure "libre" dans une série de plots amenant à un arrêt en plein milieu d'un demi-tour. cet arrêt devra être réalisé dans une zone précise matérialisée par des lignes au sol. Le candidat devra ensuite redémarrer sans sortir des limites de la piste.
4ème étape: à l'issue de la 3ème étape le candidat devra à nouveau effectuer un demi-tour dans les limites de la piste et aller, après avoir changé de côté, aller au bout de la piste pour effectuer à nouveau un demi-tour.
5ème étape: à la fin de l'étape 4 le candidat repartira dans le sens inverse face à l'expert des permis de conduire qui mesurera sa vitesse de retour pour son freinage d'urgence (le retour doit obligatoirement être effectué en 3ème.). La vitesse du candidat ne devra pas être inférieure à 50 lm/h. Le candidat devra faire preuve de maîtrise pendant son freinage, rester maître de son véhicule et s'arrêter dans les limites imposées par des marquages au sol. L'expert indiquera lequel de ces marquages devra être pris en compte par le candidat en fonction de la météo. Un sol mouillé donnera droit à une distance plus longue.
6ème étape: après son freinage d'urgence, le candidat devra prendre son passager en charge. Le candidat devra ensuite redémarrer et effectuer un demi-tour avec passager en restant dans les limites de la piste. Ce demi-tour comporte 3 passages obligés à travers des portes de barres et de plots disposés dans le demi-tour. Ce demi-tour s'achève par un arrêt de précision dans une zone prédéfinie où descendra le passager.
7ème étape: Le candidat redémarrera en direction du slalom qui sera effectué en 3ème avec un point de passage où la vitesse sera mesurée par l'expert des permis de conduire. La vitesse devra être de 40 km/h minimum à l'aller. Arrivé au bout, le candidat effectuera un demi-tour dans les limites de la piste et reviendra face à l'expert des permis de conduire qui mesurera sa vitesse de retour sur l'exercice d'évitement. La vitesse devra alors être de 50km/h minimum. Cet exercice consiste à éviter une porte de voiture s'ouvrant devant soi. Enfin, le candidat devra après avoir évité s'arrêter dans une zone définie par 4 plots bleus.
L'expert des permis de conduire indiquera alors au candidat sa notation et s'il est besoin d'effectuer un 2éme et dernier essai. Si un 2ème essai est nécessaire, le candidat conserve le bénéfice du nombre de pieds définis à son premier essai et n'aura donc pas à nouveau à effectuer l'étape 1.
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Chute de la machine : Moto couchée, un point d’appui au sol (autre que les pneumatiques)
Cône déplacé ou renversé : C’est un cône qui doit être remis en place. Un cône touché ne nécessitant pas une remise en place n’est pas considéré comme une erreur
Piquet déplacé ou renversé : C’est un piquet qui doit être remis en place. Un piquet touché ne nécessitant pas une remise en place n’est pas considéré comme une erreur. Le déplacement ou le renversement d’un piquet par son embase n’est pas considéré comme une erreur
Pied au sol : C’est un pied qui touche le sol. Plusieurs pieds au sol au même moment (même cause) ne comptent que pour une erreur. Un pied qui n’est plus sur le repose-pied et qui ne touche pas le sol n’est pas considéré comme une erreur.
Cône ou piquet déplacé ou renversé et pose d’un ou plusieurs pieds au sol de façon simultanée : lorsqu’à l’occasion du franchissement d’une porte un cône ou un piquet sont renversés obligeant le candidat ou le passager à mettre un ou plusieurs pieds au sol, il ne sera compté qu’une erreur. Les deux effets n’ayant qu’une seule et même cause.
Maîtrise de l’embrayage (si nécessaire en combinaison avec l’accélérateur et/ou les freins) : utilisation partielle (en cours d’acquisition)
Maîtrise de l’embrayage (si nécessaire en combinaison avec l’accélérateur et/ou les freins) : pas d’utilisation (non acquise) sur le parcours (*)
Erreur de parcours : Ce qui n’est pas en tout point conforme au parcours initialement reconnu.
Obstacle ou porte non franchi : Correspond à l’impossibilité technique de négocier l’obstacle ou la porte. Une seule roue passant en dehors d’une porte est considérée comme un obstacle non franchi
Arrêt incorrect : correspond à un arrêt hors zone
Sortie de terrain : correspond à la sortie des limites du terrain matérialisées sur le sol par une bande de peinture de 10 cm de largeur. Lorsque les lignes sont peintes dans la limite des 6 mètres (largeur de la piste), il n’y a pas sortie de terrain si l’on roule sur la ligne sans la franchir
Arrêt (en dehors de la prise du passager et de l’arrêt obligatoire prévu par la fiche en [4]) : le motocycle est à l’arrêt, le candidat a un ou les pieds au sol
Exercice non réalisé : Impossibilité de réaliser l’exercice.
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Cas général :
Exercice correctement réalisé : notation A
Une erreur : notation B
Deux erreurs : notation C
Cas particuliers :
Maîtrise de l’embrayage non acquise : notation C
Erreur de parcours : notation C
Obstacle ou porte non franchi : notation C
Arrêt incorrect en : notation C
Arrêts (en dehors de la prise du passager et de l’arrêt obligatoire) : notation C
Sortie de terrain : notation C
Exercice non réalisé : notation C
Chute de la moto : notation C et interruption de l’examen
EVALUATION DE L’EXERCICE DE DEPLACEMENT DE LA MOTO A ALLURE REDUITE :
les explications sur la façon de procéder pour réussir l’exercice ne doivent pas être indiquées au candidat.
le point de départ de l’exercice de maîtrise de la moto à allure réduite matérialisé sur les fiches d’examen doit être impérativement respecté.
le parcours prévu par les fiches doit être respecté.
Les essais :
Ils sont au nombre de deux maximum. Le second ne sera à réaliser que si le 1er essai n'est pas validé: note C
La chute :
Une chute entraîne la notation C et l’arrêt immédiat de l’examen.(sauf pour l'exercice de maîtrise de la machine sans l'aide du moteur).
La chute est définie par la motocyclette couchée, un point d’appui au sol, autre que les pneumatiques.
La chute n’est prise en compte que lors de la réalisation de l’essai, et pas entre deux essais.Le chronométrage :
pour évaluer la capacité du candidat à rouler au pas en actionnant l’embrayage, si nécessaire en combinaison avec l’accélérateur et/ou les freins, l’expert peut utiliser un chronomètre.
Dans ce cas, il précise au candidat qu'il doit effectuer le parcours défini par la fiche d'examen dans un temps qui ne peut être inférieur à 14 s.
Le chronométrage débute au franchissement par la bande de roulement arrière (point de contact au sol) de la 1ère porte(roue arrière) et se termine au franchissement par la bande de roulement (point de contact au sol) de la porte.Notation lors du chronométrage :
Temps inférieur à 14 secondes : notation C
Temps compris entre 14 et 15'99 secondes : notation B (en l’absence d’autre[s] erreur[s])
Temps égal ou supérieur à 16 secondes : notation A (en l’absence d’autre[s] erreur[s]).
Le passager :
Le passager doit se tenir des deux mains, le plus près possible du conducteur, les pieds sur les repose-pieds et les genoux serrés.
Toute autre attitude ne peut être acceptée.
Le passager ne doit pas communiquer avec le candidat.
Dans le cas contraire, l’expert applique la notation C.DÉPLACEMENT DE LA MOTO A UNE ALLURE NORMALE :
Le candidat devra mettre en avant par la réalisation des exercices imposés une totale maîtrise des objectifs de formation visant à augmenter ou diminuer son allure en utilisant toutes les commandes de sa machine.
EVALUATION DU FREINAGE D’URGENCE
Définitions des erreurs
Chute de la machine : Moto couchée, un point d’appui au sol (autre que les pneumatiques). Eliminatoire.
Cône déplacé ou renversé : C’est un cône qui doit être remis en place. Un cône touché ne nécessitant pas une remise en place n’est pas considéré comme une erreur.
Rapports de vitesse : 3ème rapport de vitesse non engagé à l’aller avant la ligne C6.
Rapports de vitesse : 3ème rapport de vitesse non engagé au retour avant le freinage.
Erreur de parcours : ce qui n’est pas en tout point conforme au parcours initialement reconnu. Eliminatoire.
Non-respect de la vitesse minimale : vitesse de référence (50 km/h) non atteinte au point de contrôle. Eliminatoire
Distance d’arrêt trop longue : arrêt, avec contact au sol de la bande de roulement de la roue avant au delà de la ligne C4 ou C5 en fonction des circonstances (piste sèche ou humide). Eliminatoire.
Arrêt complet avant le freinage : le motocycle est à l’arrêt, le candidat a le ou les pieds au sol. Eliminatoire.
Anticipation du freinage d’urgence : freinage d’urgence déclenché avant la ligne C6. Eliminatoire.
Sortie de terrain : correspond à la sortie des limites du « U » matérialisé sur le sol par une bande de peinture de 10 cm de largeur. Lorsque le « U » est peint dans la limite des 6 mètres (largeur de la piste), il n’y a pas sortie de terrain si l’on roule sur la ligne sans la franchir. Sortie éliminatoire.
Exercice non réalisé : Impossibilité de réaliser l’exercice. Eliminatoire.
Définition des notations
Cas général :
Exercice correctement réalisé : notation A
Roue arrière levée: C
dépassement de la ligne limite de freinage: C
rétrogradage: C
Calage non sanctionné.
Vitesse inférieure à 50 km/h: C
Chutte de la moto éliminatoire.
EVALUATION DE L’EXERCICE DU FREINAGE D’URGENCE
les explications sur la façon de procéder pour réussir l’exercice ne doivent pas être indiquées au candidat.
le parcours prévu par les fiches doit être respecté ; le départ des exercices de freinage à allure plus élevée doit se situer approximativement en bout de piste (premiers marquages des exercices à allure réduite, par exemple).
La chute :
La chute est définie par la motocyclette couchée, un point d’appui au sol, autre que les pneumatiques.
La chute n’est prise en compte que lors de la réalisation des essais, et pas entre deux essais.
Une chute entraîne la notation C et l’arrêt immédiat de l’examen.Le radar :
En cas de panne du radar en cours d’essai ou d’absence de mesures fiables, l’expert des permis de conduire est le seul à choisir si l'examen est maintenu ou pas.
En l’absence de radar opérationnel, l'expert des permis de conduire est seul à décider de la suite à donner.ÉVITEMENT
Évitement gauche
Évitement droit
EVALUATION DE L’EVITEMENT
Définitions des erreurs
Chute de la machine : moto couchée, un point d’appui au sol (autre que les pneumatiques). Eliminatoire.
Cône déplacé ou renversé dans l'évitement : C’est un cône qui doit être remis en place. Eliminatoire.
3ème rapport de vitesse non engagé à l’aller avant la ligne C6. Eliminatoire
3ème rapport de vitesse non engagé au retour avant l’entrée de l’évitement. Eliminatoire.
Erreur de parcours : ce qui n’est pas en tout point conforme au parcours initialement reconnu. Eliminatoire.
Non-respect de la vitesse minimale : la vitesse de référence (40 km/h) n’est pas atteinte au point de contrôle; la vitesse de référence (50 km/h) n’est pas atteinte au point de contrôle. Eliminatoire.
Arrêt hors zone (3) : l’arrêt est considéré hors zone dès qu’un point de contact au sol de la moto se trouve hors des limites définies par les fiches d’examen (matérialisées par 4 cônes bleus sur la piste). La moto est à l’arrêt, le candidat a le ou les pieds au sol.
Renversement ou déplacement d’un ou plusieurs cônes de l’évitement : quel que soit la partie de la moto ou du conducteur ayant provoqué la chute du cône. Eliminatoire.
Sortie de terrain : correspond à la sortie des limites du « U » matérialisé sur le sol par une bande de peinture de 10 cm de largeur. Lorsque le « U » est peint dans la limite des 6 mètres (largeur de la piste), il n’y a pas sortie de terrain si l’on roule sur la ligne sans la franchir
Exercice non réalisé : Impossibilité de réaliser l’exercice.
Notation des erreurs
Cas général :
Exercice correctement réalisé : notation A
Cas particuliers :
Sortie de terrain : notation C
Erreur de parcours : notation C N’est pas considéré comme une erreur de parcours le fait lors du départ, de passer d’un côté ou de l’autre de la zone d’arrêt de l’exercice d’évitement
Arrêt complet hors zone (3) : notation C
Non-respect de la vitesse minimale : notation C
Renversement ou déplacement d’un ou plusieurs cônes de l’évitement : notation C
Exercice non réalisé : notation C
Chute de la moto : notation C et interruption de l’examen.
L’EPREUVE EN CIRCULATION
Elle est individuelle et se déroule sur des itinéraires variés.
Le candidat doit notamment :
quitter un emplacement de stationnement, repartir après un arrêt (arrêt-départ en circulation)
emprunter des routes droites, négocier des virages
changer de direction, franchir des intersections, utiliser des voies d’accélération et de décélération
réaliser un parcours empruntant des voies à caractère urbain, routier et/ou autoroutier
dépasser et croiser des véhicules
prendre les précautions nécessaires avant de descendre du véhicule.
EN SAVOIR PLUS SUR LA CIRCULATION
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Il est réalisé à chaque examen, avant le départ en circulation ou à l’occasion d’un arrêt (en sont dispensés les candidats qui ont satisfait à une visite médicale préalable en vue de l’obtention du permis de conduire). Si le test n’est pas concluant, l’expert en signale le résultat au préfet.
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L’épreuve en circulation s'effectue avec un ou plusieurs candidats.
La possibilité d'emmener simultanément deux ou trois candidats, voire davantage, favorise en allongeant les distances, la diversification des zones d’évaluation.
Cette opportunité doit être exploitée chaque fois que le nombre de candidats le permet, et que le véhicule suiveur la rend possible.L’épreuve pratique se déroule sur des itinéraires variés empruntant des parcours urbains, routiers et, si possible, autoroutiers ou assimilés.
L’expert s’attache, en fonction des possibilités du secteur d’examen, à placer le candidat dans le maximum de situations de conduite qu’un conducteur est susceptible de rencontrer en et hors agglomération.Il privilégie le passage successif d’une zone à l’autre et veille autant que possible à ménager une progressivité du niveau de difficulté.
Pendant le parcours, l’expert dirige le candidat au moyen de la liaison radio en s’assurant qu’il est bien compris.L’expert utilise notamment les panneaux de signalisation.
Pendant la phase de conduite effective, le candidat est placé en situation d’autonomie pendant environ 5 minutes.Principes d’élaboration du parcours :
La phase de conduite effective du candidat doit avoir une durée de 25 minutes.
Le parcours doit comporter globalement un tiers de circulation en agglomération et deux tiers hors agglomération.Le candidat doit être évalué dans des infrastructures routières et des situations de circulation suffisamment variées.
L’objectif est d’évaluer la capacité du candidat à déceler les changements de contextes de circulation et à adapter sa conduite en conséquence.
La construction du parcours ne doit pas être figée mais elle doit correspondre aux besoins d’évaluation des compétences du candidat, au fur et à mesure de leur restitution. Il comporte une phase guidée et une phase de conduite autonome.
Phase de conduite autonome :
Cette phase est mise en œuvre à l’initiative de l’expert et consiste à demander au candidat de suivre un itinéraire balisé par des panneaux visibles.
Pendant l’exercice, qui peut être fractionné, l’expert n’indique plus les directions et laisse le candidat en situation d’autonomie pendant environ 5 minutes.Toutefois, en fonction des difficultés éventuelles (embouteillage, erreur de parcours, absence ponctuelle de signalisation), l'expert pourra en ajuster le déroulement.
En cas de besoin, il peut alors reprendre provisoirement un guidage plus directif du candidat, ou fractionner la phase de conduite autonome.La situation arrêt-départ en circulation :
L’expert indique au candidat qu’il va devoir effectuer un arrêt pour quitter la circulation, soit sur un emplacement de stationnement, soit sur une aire de stationnement (il ne s’agit pas d’une manœuvre, il ne peut être exigé de déplacer la moto sans l’aide du moteur en marche arrière ou avant).
La capacité du candidat à trouver l’emplacement adéquat n’est pas évaluée.
Afin de permettre un séquençage pertinent de l’épreuve, il est recommandé de provoquer cette situation approximativement à mi-parcours.L’arrêt lors d’un changement de candidat n’est pas pris en compte.
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Elle repose sur l’analyse et le bilan des compétences du candidat.
Cette évaluation repose sur un inventaire des points tant positifs que négatifs de l'aptitude à la conduite du candidat.
Pour chaque compétence, l’expert prend en compte tant les actions bien réalisées que celles qui ne l’ont pas été.A l’exception des compétences transversales, chacune est évaluée indépendamment des autres.
Pour évaluer les actions du candidat, il sera tenu compte du contexte de réalisation et de son manque d’expérience.
Il sera également pris en compte dans l'évaluation effectuée du fait que certaines erreurs du candidat découlent de situations particulièrement complexes.Évaluation de la compétence :
Savoir s'équiper et s'installer :
Cette compétence comprend la présentation de l'équipement et l'installation sur le motocycle.
le candidat présente son équipement et s'installe correctement sur le motocycle, la notation 2 est attribuée.
le candidat ne réalise que partiellement ces opérations, la notation 1 est attribuée
le candidat oublie un ou plusieurs éléments importants, la notation 0 est attribuée.
Le candidat présente ses équipements de protection (*) : les gants, les bottes, le blouson, le casque et un pantalon.
L’installation consiste à régler les rétroviseurs, à mettre en fonction le feux de croisement ( le cas échéant) et à vérifier l’absence de témoin d’alerte au tableau de bord avant le départ.
L'expert s'attache à vérifier le résultat de l'installation.Un casque non ou mal attaché, des rétroviseurs non réglés et ne permettant pas une rétrovision correcte ou une chute de la machine entraînent la notation 0.
Évaluation des compétences dynamiques du candidat :
Savoir se positionner sur le véhicule en circulation
Connaître et utiliser les commandes
Prendre l’information
Adapter son allure aux circonstances
Appliquer la réglementation
Communiquer avec les autres usagers
Partager la chaussée
Maintenir des espaces de sécurité.
Pour chacune de ces compétences, l’expert attribue une notation comprise entre 0 et 3 :
Niveau 0 : au moins une composante de la compétence n’est pas acquise et le candidat est incapable de la restituer. Pour autant, la sécurité n’a pas dépendu des tiers
Niveau 1 : la compétence est en cours d’acquisition mais mal maîtrisée. Elle a été mise en œuvre pendant l’examen de manière incomplète ; Niveau 2 : la compétence est acquise. Elle a été mise en œuvre pendant l’examen à des niveaux de qualité variable
Niveau 3 : la compétence est correctement et régulièrement restituée. Le candidat a su la mettre en œuvre à chaque fois que cela était utile.
Le niveau 3 ne correspond pas nécessairement à une prestation parfaite et l’évaluation doit tenir compte tant du contexte de réalisation des actions de conduite que de l’expérience limitée du candidat.
Erreur éliminatoire :
Toute action, non-action ou tout comportement dangereux du candidat le plaçant, lui ou les autres usagers, dans une situation où la sécurité dépendrait essentiellement des réactions des tiers constitue une erreur éliminatoire.
Sans préjudice de cette définition, l’erreur éliminatoire est également constituée si le candidat commet l’une des infractions suivantes :
Circulation à gauche sur chaussée à double sens (art. R. 412-9)
Franchissement d’une ligne continue (art. R. 412-19)
Circulation sur bande d’arrêt d’urgence (art. R. 412-8) ou les voies réservées (art. R. 412-7)
Non-respect d’un signal prescrivant l’arrêt (art. R. 412-30, R. 415-6)
Circulation en sens interdit (art. R. 412-28).
L’erreur éliminatoire entraîne obligatoirement l’échec à l’examen, qu’elle ait ou non nécessité une intervention de l’expert. L’erreur éliminatoire, qu’elle nécessite ou non de la part de l’expert une intervention, doit correspondre à une action susceptible d’entraîner une réelle mise en cause de la sécurité.
Examen non mené à son terme :
En cas d’incapacité manifeste du candidat à assurer la sécurité, l’expert peut décider de ne pas mener l’examen à son terme.
Cette incapacité entraîne l’échec à l’examen.
Le fait pour le candidat de commettre une erreur éliminatoire, y compris si elle a nécessité l’intervention de l’expert, ne constitue pas nécessairement une incapacité manifeste à assurer la sécurité et l’épreuve doit être menée à son terme.En revanche, si la conduite du candidat présente un danger manifeste, il est mis un terme à l’épreuve, notamment lorsque l’accumulation d’erreurs contraint l’expert à intervenir régulièrement.
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Le résultat de l’épreuve pratique découle du bilan chiffré de l’évaluation du niveau d’acquisition des compétences.
Pour être reçu à l’épreuve en circulation, le candidat doit obtenir un minimum de 17 points et ne pas commettre d’erreur éliminatoire.
Par ailleurs, le bilan des compétences n’est établi que si l’examen a été mené à son terme.